Gécamines : La remontada d’un géant minier

Le projet DEZIWA est donc d’une certaine façon l’antithèse, le remède, au modèle des JV qui ont été formalisées au cours des années 2000.

1ER RUPTURE MAJEURE : le projet DEZIWA est d’abord et avant tout un projet à durée détermi- née. Contrairement à nos autres partenariats in- dustriels, la durée de vie de notre collaboration est déjà fixée et à son terme, nous serons seuls maitres à bord.

Cette durée a été fixée à neuf années, éventuelle- ment prolongées de deux années si les conditions du marché ont été si négatives que nos partenaires n’ont pas pu rembourser leur apport.

Mais dans tous les cas de figure, et au maximum après 11 années, même s’il reste des dettes, et j’in- siste sur ce point, l’usine sera l’entière et unique propriété de GECAMINES qui disposera alors d’une unité industrielle de grande capacité, sans aucun doute la première et la plus grande depuis les an- nées 50 du siècle dernier.

DEZIWA est l’antithèse de l’esprit de renoncement.

DEZIWA est la preuve qu’avec volonté, acharne- ment et créativité, il est possible de dépasser nos difficultés, celles qui nous empêchent d’aller aussi vite que nous le voudrions.

Résistance, car DEZIWA c’est avant tout et au dé- part, l’histoire de la récupération d’un titre minier. Un titre qui fut concédé en son temps à un parte- naire dans la perspective de construire un projet industriel commun mais qui a trouvé beaucoup plus avantageux, judicieux et probablement ré- munérateur, d’essayer de le revendre avant même d’avoir commencé le moindre développement opérationnel.

Pour la bonne compréhension de tous, ces parte- naires – il parait que c’est comme cela qu’on doit les appeler – avaient déclaré à GECAMINES et aux au- torités de l’Etat de la RDC avoir découvert 958 000 tonnes de cuivre et 85 375 tonnes de cobalt sur le gisement de DEZIWA, quand à la bourse de Hong- Kong, ils déclaraient 4,6 millions de tonnes de cuivre et 388 000 tonnes de cobalt.